Ce livre n'est pas téléchargeable en francais sur le net, enfin pas à ma connaissance, alors en voici un extrait en exclusivité (lol genre...)
bismillah.
Il est interdit de fabriquer des images et des statues.
On rapporte dans des traditions prophétiques et authentiques qu'il est défendu de fabriquer des statues et dessiner des êtres animés, hommes, bêtes ou oiseaux. Quant aux êtres non animés comme les arbres ou les fleurs, ils ne sont pas touchés par cette interdiction.
Al Bukhari rapporte, d'après Ibn 'Abbas, que l'Envoyé d'Allah (sallallahou 'alayhi wa sallam) a dit : "Celui qui dessinera une image dans ce monde serar mis en demeure dans au Jour de la Résurrection de lui insuffler une âme, mais il ne pourra le faire."
On rapporte également que l'Envoyé d'Allah (sallallahou 'alayhi wa sallam) a dit : "Parmi les hommes qui seront châtiés le plus durement le Jour de la résurrection, il y a ceux qui dessinent des images."
Muslim rapporte qu'un homme alla trouver ibn 'Abbas et lui dit : "Je dessine des images qui m'occupent." Comme Ibn 'Abbas lui demandait d'approcher, l'homme s'executa et répéta la même phrase, puis il se rapprocha encore puis Ibn 'Abbas lui mis la main sur la tête, en disant : "Je t'informe de ce que j'ai entendu de l'Envoyé d'Allah (sallallahou 'alayhi wa sallam) dire : "Les dessinateurs iront tous dans le Feu. Pour chaque image qu'ils auront dessinées, on suscitera une âme qui les tourmentera dans la Géhenne." Puis Ibn 'Abbas ajouta : "Si tu ne peux faire autrement que de dessiner, alors dessine des arbres et des choses non animées."
Les jeux d'enfants sont permis.
Font toutefois exception, les jeux d'enfants, comme les poupées ou autres, qu'il est permis de fabriquer ou vendre selon les traditions suivantes :
Al Bukhari et Abû Dâwûd rapportent d'après 'Aisha : "Je jouais à la poupée chez le Prophète (sallallahou 'alayhi wa sallam) ; j'avais des amies qui jouaient avec moi. Quand l'Envoyé d'Allah (sallallahou 'alayhi wa sallam) entrait, elles se cachaient de lui et il les envoyait chercher pour jouer avec moi."
Abû Dâwûd et Nasâ'î rapportent toujours d'après 'Aisha : "Le Prophète (sallallahou 'alayhi wa sallam) était rentré de l'expédition de Tabuk -selon une autre version de khaybar. Le vent souffla et la tenture qui recouvrait les étagères de 'Aisha se souleva, laissant apparaître ses poupées. "Qu'est ce que c'est, Ô 'Aisha ? demanda le Prophète. -Ce sont mes poupées, répondit-elle." Comme le Prophète avait apercu au milieu des poupées un cheval avec une paire d'ailes, il demanda : "Et là, au milieu des poupées ? -C'est un cheval, répondit-elle. -Qu'a-t-il sur le dos ? -Une paire d'ailes. -Un cheval avec des ailes ? -Ne sais-tu pas s'étonna 'Aisha, que Salomon avait un cheval doté de plusieurs ailes ?"
Puis 'Aisha ajouta : "L'Envoyé de Dieu (sallallahou 'alayhi wa sallam) se mit alors à rire au point de laisser apparaître ses molaires."
Il est défendu de mettre des images dans les maisons.
De la même manière qu'il est interdit de fabriquer des statues ou des images, il est interdit d'en acquérir ou d'en mettre dans la maison. Si une statue se trouve dans une maison, il faut obligatoirement la casser jusqu'a ce qu'elle perde sa forme initiale.
Al Bukhâri rapporte que le prophète (sallallahou 'alayhi wa sallam) ne laissait dans sa demeure aucune chose portant des croix sans les détruire.
Al Bukhâri et Muslim rapportent que l'Envoyé de Dieu (sallallahou 'alayhi wa sallam) a dit : "les anges n'entrent pas dans une maison où il y a une statue."
Les images virtuelles.
Tout ce qui a été dit plus haut vaut uniquement pour les images réelles dotées d'une ombre. S'agissant des images virtuelles qui n'ont pas d'ombre, comme les gravures dans la pierre, les ciselures dans le métal, les images imprimées sur les vêtements et les tentures ou les images photographiques, il est permis d'en fabriquer, car bien qu'elles ait été interdites en premier lieu, elles ont ensuite été autorisées, ainsi qu'en témoigne cette tradition rapportée d'après 'Aisha :
"J'avais une draperie à images dont j'avais tapissé un des recoins de ma chambre. Le Prophète (sallallahou 'alayhi wa sallam), la voyant en entrant, changea de visage et l'arracha en disan : "Au Jour de la résurrection, le plus terrible des châtiments sera infligé à ceux qui imitent les êtres créés par Allah ('azza wa jal)."
Puis 'Aisha ajouta : "nous coupâmes alors la draperie en morceaux et en fîmes un ou deux coussins
Quant aux preuves scripturaires qui indiquent que la chose est autorisée, citons les suivantes :
La tradition rapportée par Yusr Ibn Sa'id, d'après Zayd Ibn Khâlid, d'après Abû TalHa, disant que le Prophète (sallallahou 'alayhi wa sallam) a dit : "Les Anges n'entrent pas dans une demeure où se trouvent des images." Puis Yusr ajouta :
" Zayd tomba malade et nous le visitâmes. Or, nous remarquâmes qu'il y avait une tenture à images sur sa porte. Je demandai alors à 'Ubaydallah, le gendre de Maymûna, l'épouse de Prophète (sallallahou 'alayhi wa sallam) :
- "Zayd ne nous a-t-il pas rapporté une tradition à propos des images l'autre jour ?
- Ne l'as-tu pas entendu ajouter : Sauf un imprimé sur un vêtement ? répondit 'Ubaydallah."
(Cette tradition est rapportée pas Abû Dawûd, at Tirmidhî, an Nasâ'i, Ibn Mâja et AHmad.)
Muslim rapporte d'après 'Aisha : "nous avions une tenture ornée d'une image d'oiseaux que celui qui entrait ne pouvait manquer de voir. L'Envoyé d'Allah (sallallahou 'alayhi wa sallam) me dit :
" Retourne cette tenture car chaque fois que j'entre et que je la vois, elle me rappelle la vie de ce monde.
Cette seconde tradition prophétique prouve que la chose n'est pas interdite car si elle l'avait étée en dernier lieu, le Prophète asws aurait ordonné qu'on détruise la tenture et n'aurait pas demandé qu'on la retourne, expliquant la raison de sa demande par le fait que cette tenture lui évoquait la vie de ce monde.
At TaHawî, d'obédience Hanafite, confirme cette opinion et dit : "En premier lieu, le Législateur a interdit toutes les images, y compris celles qui sont imprimées, car les Arabes venaient tout juste de cesser d'adorer les images, raison pour laquelle il fallait les leur interdire toutes. Puis, lorsque l'interdiction des images a été établie, le Législateur autorisa les imprimés sur les vêtements en raison de la nécéssité de s'en revêtir, ainsi que les images de peu de valeur, en raison du fait que l'ignorant ne saurait les vénérer."
Ibn hamz a dit : " Il est permis uniquement aux enfants de jouer avec des images ; quant aux autres, les images leur sont interdites, à moins qu'il ne s'agisse d'un imprimé sur un vêtement."
Puis ibn hamz argue de la tradition rapportée d'après zayd ibn khalid d'après aboutalha al ansari.
[extrait du livre Fiqh Us Sunnah de Sayyid Sâbiq (vol. 3) chapitre "les images"]