Makhoul avait coutume de dire : "Viendra un temps pour les hommes où les savants seront plus puants que des charognes d'ânes."
Al Hakim at tirmidhi, dans un Hadith qu'il fait remonter à Anas, rapporte ces paroles de l'envoyé (slaws) d'Allah (swt) : "Il y aura à la fin des temps des lettrés véreux ; que celui qui vivra à cette époque demande protection contre Satan le lapidé car ils sont ce qu'il y a de plus puant ! Puis apparaîtront des couvre-chef (*qalanis al bard). Nul en ce temps là n'aura plus honte de l'adultère (et dans une autre version, de lusure). Celui qui continuera à pratiquer sa religion fermement à cette époqe sera comparable à elui qui tient un tison à pleines mains, et sa récompense sera celle de cinquante hommes. Ceux qui étaient présents demandèrent :
- cinquante d'entre eux ou bien d'entre nous ?
- "d'entre vous" répondit le prophète (sallallahou 'alayhi wa sallam).
Al 'abbas ibn 'abd al mouttalib rapporte ces propos du prophète (sl'aws) : "Viendra un temps où les gens liront le coran pour demander aussitôt après l'avoir lu :
- Y a-t-il quelqu'un qui lit mieux que moi ? Y a-t-il quelqu'un de plus savant que moi ?
Le prophète (slaws) se tourna ensuite vers ses compagnons et demanda :
- Pensez-vous qu'il y a un bien en ceux-ci ?
- Non, répondirent-ils.
- Ils font pourtant partie de vous-même, ils sont de cette communauté et ils constituent un aliment pour le feu.
(Qourtoubi, at tadhkira)
Mou'adh ibn jabal rapporte : "Le Coran se défraîchira dans certaines poitrines comme s'usent de vieux habits, et il sera réduit à rien. Les hommes le liront sans en avaoir l'envie et sans y prendre de plaisir. Ils revêtiront leurs coeurs de loups de peaux de moutons. Ils mettrons l'espoir dans leurs oeuvres sans y mêler de crainte. S'ils se fixent un but religieux, ils se diront :
- Nous l'atteindrons.
Et s'ils font du tort ils diront :
- Il nous sera pardonné car nous n'associons rien à Allah (swt)
(Qourtoubi, tadhkira)
Al Hassan rapporte ces propos du Prophète (slaws) : "L'Heure n'aura pas lieu sans que la science n'ait disparu, que la richesse ne se soit répandue, que l'écriture ne soit devenue chose courante ( litt. "ne soit apparue") et que le commerce ne se soit multiplié."
Et dans un hadith transmis par Ibn mas'oud et rapporté également par abou Dawoud, il est dit que le prix des cheveaux et le prix de la dot pour les femmes deviendront inabordables, puis qu'ils baisseront pour ne plus se relever jusqu'au jour du Jugement.
"A la fin des temps, les savants de ma communauté se battrons comme des boucs dans un cheptel. C'est d'eux que partira la sédition, et c'est contre eux qu'elle se retournera"
(livre Kanz al 'oummal d'al hindi)